Grande navigation vers Kingston

Grande navigation vers Kingston

En plus des exercices obligatoires, il y a également une grande navigation. Une grande navigation signifie un vol voyage de plus de 150 NM (nautical mile soit environ 275 km) ). Ce vol doit premièrement être effectué en double commande, avec un instructeur, et ensuite en solo.

Le 10 janvier, fût une très belle journée d’hiver. Assez rare d’ailleurs, apparemment surtout cet hiver. Je suis donc arrivée à 8h00 du matin à l’aéroport de Gatineau pour commencer les préparatifs. En hiver, les préparatifs sont un peu plus nombreux et prennent plus de temps. Principalement, la préparation de l’avion. Dans ce cas-ci, nous avons pu entrer l’avion dans le hangar, ce qui aide grandement pour le dégivrage.

Comme j’expliquais dans un précédent article. Il est important, et obligatoire, que toutes les parties portantes d’un avion soient propres. C’est-à-dire sans eau, givre, glace et encore moins de la neige. Vive les hangars, les squeegees et les serviettes… alouettes!

Une partie des préparatifs peut être fait quelques jours, voir 24 heures avant. Mais certains détails importants doivent être vérifiés juste avant de partir.

C’est donc à 10h00 que je décollais avec l’instructeur en direction de Kingston pour un premier arrêt. Le trajet prévu étant un point de mise en cap au Lac McGregor, point tournant à Carp, arrêt complet à Kingston. Mise en cap au bout du Lac Loughborough (en étant francophone, je le dis vite celui-là…), suivre le fleuve St-Laurent jusqu’à Cornwall où nous ferons un arrêt complet. Ensuite de retour à Gatineau.

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Moi, à l’aéroport de Gatineau.
En vol entre Gatineau et Kingston.
En vol entre Gatineau et Kingston.

Un point important de l’entrainement pour obtenir sa licence de pilote est de développer un bon jugement, de s’adapter aux changements en modifiant son trajet au besoin. Nous apprenons à planifier plusieurs possibilités avant le départ, savoir à qui demander en route plus d’information, reconnaitre dans le ciel les signes d’une mauvaise météo et faire des calculs approximatifs sur le vif. (Il y en a plus, mais j’abrège ici.)

Le trajet prévu n’a pas étant respecté à la lettre…

Arrivée à Kingston

L’atterrissage s’est bien déroulé et une fois atterri, nous nous sommes dirigé vers l’école de pilotage. J’ai bien aimé cet endroit. Les gens sont supers sympathiques (pas une grande nouvelle ici, à date ils sont tous gentils!). L’école est chaleureuse et accueillante avec un feu de foyer dans un genre de petit salon. Mais le plus beau? Une grande vitrine qui fait face à la piste! Donc, pendant que nous prenions notre petit dîner, nous pouvions regarder les avions atterrir et décoller. Petite note, pas de nourriture sur place à part des barres de chocolat. Pensez à vous apporter votre propre nourriture.

Le "salon" de l'école de pilotage de Kingston (Kingston Flying Club).
Le « salon » de l’école de pilotage de Kingston
(Kingston Flying Club).

 

Le Cessna 152 que j'ai utilisée pour ce vol-voyage, stationné en face de l'écoleà Kingston.
Le Cessna 152 que j’ai utilisée pour ce vol-voyage, stationné en face de l’école à Kingston.
Moi... Il faisait tellement beau! Gros soleil. ;-)
Moi… Il faisait tellement beau! Gros soleil. 😉

Ça s’est gâté quand nous avons voulu redécoller. À ce que je comprends, ce ne sont pas les meilleurs avions qui occupent la flotte d’une école de pilotage… La batterie a fait des siennes et ne donnait apparemment pas assez d’énergie pour faire démarrer le moteur. Nous avons tout de même réussi à le démarrer mais pas sans quelques frustrations, un booster et du temps perdu. Le temps en aviation est très important.

Direction Cornwall

Finalement, nous avons réussi à démarrer l’avion et à décoller en direction de Cornwall. Pour vous situer, Kingston se trouve à l’embouchure du Fleuve St-Laurent, au abord du Lac Ontario et Cornwall est situé à l’est du Fleuve. Donc assez facile pour se diriger. Il suffit principalement de suivre le fleuve St-Laurent en restant bien au Nord de celui-ci. De l’autre côté, c’est les États-Unis et c’est d’autres papiers à remplir pour franchir le fleuve. (J’ai d’ailleurs assister à un séminaire la semaine passée sur comment préparer un voyage à l’extérieur du Canada, surtout au ÉU. Qui sait, j »écrirai peut-être un article sur le sujet.)

Portion de la carte de Toronto.
Portion de la carte de Toronto.

Pour cette portion du trajet nous avons commencé avec Kingston pour ensuite être transféré avec Montréal et… Boston. C’est tellement prêt des ÉU.

Sur ce trajet, il y a les Milles-îles. Nous avons parlé moi, mon mari et les enfants d’aller les visiter mais ce n’est pas fait encore. Du haut des airs, même en hiver, c’est tout à fait magnifique! Définitivement un vol voyage que je veux refaire avec eux cet été. (Je garde un esprit positif d’obtenir ma licence d’ici là.) 🙂

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Étant donné les problèmes de batterie que nous avions éprouvé à Kingston, l’instructeur a prit la décision de ne pas faire un arrêt complet à Cornwall. J’étais bien d’accord avec cette décision. Nous n’aurions peut-être pas la chance de trouver là aussi un booster.

Donc, atterrissage, petite visite visuelle rapide de l’école de pilotage où je devrais me présenter pour faire étamper mon pilot logbook lors de mon vol voyage en solo, et hop! nous étions de retour dans les airs.

Après quelques minutes, nous étions en route de retour vers Gatineau et sur la fréquence en route. Cette fréquence est utilisé hors des zones de contrôle du trafic et le but est que les pilotes s’y annoncent, avec bien entendu leur position, aux autres avions. Cette fréquence est entendu par tout le Québec et techniquement supervisé par un contrôleur en cas de besoin. En résumé, tu y diffuses de l’information et s’il y a possibilité de conflit, les aéronefs concernés peuvent communiquer ensemble pour éviter un accrochage.

Alors quel ne fût pas ma surprise d’entendre quelqu’un appeler notre avion sur cette fréquence! À ce point, nous étions environ 45 minutes en retard sur notre plan de vol (principalement dû au problème de batterie à Kingston). Heureusement, nous avons pû réviser notre heure prévu d’arrivée (ETA) et aucune équipe de secours n’a été envoyer pour nous.

Forme physique

J’ai essayée de bien me reposer pour ce vol. Je me suis couchée tôt mais j’imagine que l’excitement a joué des siennes, puisqu’à 4h30 du matin, je n’arrivais plus à dormir. Pas la meilleure chose.

On m’avait prévenu que c’était un voyage assez exigeant physiquement, et ils n’avaient pas tord. Conduire un véhicule est demandant, mais un avion l’est encore plus. Tu dois toujours rester alerte et il y a toujours quelque chose à faire dans le poste de pilotage. Bien entendu, tu développes de l’endurance avec l’expérience, mais je ne suis pas rendu là. 😉 En tout, ce fût environ 4h de vol, avec une pause à Kingston. Nous avons atterri à 15h23 à Gatineau et j’étais… crevée. J’ai demandée un rain check pour le debriefing. Trop fatiguée, plus rien ne pouvait entrer dans mon cerveau.

Gestion de la vessie

Autre détail important. Ne pas boire trop de café avant de partir. La caféine déshydrate mais surtout fait aller plus au toilette. Il n’y a pas de toilette dans un Cessna 152. Je ne sais pas si c’est un mythe, mais je me suis fait dire à répétition que les femmes ont une vessie plus petite que les hommes. Peu importe si c’est vrai ou pas, c’est définitivement un défi pour moi! J’ai découvert que pour moi ne pas aller à la toilette pour plus de 2 heures est un défi. J’ai d’ailleurs beaucoup coupé dans ma consommation quotidienne de café et je songe même à arrêter complètement. Si vous avez des trucs, je suis ouverte aux suggestions.

Mais… j’ai adorée! Si ça n’aurait été des problèmes de l’école de pilotage, qui d’ailleurs a fermé ses portes, j’y serais déjà retourné. Après 2 mois sans voler, j’ai hâte de m’envoler à nouveau! Par contre, avant de pouvoir faire un grand vol-voyage en solo, je devrai le faire à nouveau en double commande puisque le trajet diffère d’une école à l’autre et en plus… ça fait trop longtemps que je n’y suis pas allé. Oh well! Une simple embûche avant d’arriver au but. 🙂 Si tout va bien, je devrais recommencer mes cours la semaine prochaine.

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