Reprise des vols… lentement

Reprise des vols… lentement

Après deux mois sans voler, j’étais bien heureuse de retourner dans les airs. Même si ce n’était que pour faire des circuits à l’aéroport de Gatineau. (Atterrissages et décollages.) Question de me remettre en forme et de m’habituer avec un nouveau type d’avion: Cessna 150.

Je suis retourné en vol cette semaine, deuxième fois depuis l’arrêt pour cause d’hiver et d’école qui ferme. Cette fois-ci, nous avons été dans la zone d’entraînement pour faire du vol aux instruments et pratiquer les atterrissages d’urgence (forcé).

Pour obtenir la licence de pilote privé, Transports Canada exige un minimum de 5 heures de vol aux instruments, dont un maximum de 3 peuvent être effectués sur un simulateur (approuvé selon leurs normes). Franchement, je trouve ça plate faire du simulateur surtout quand tu as goûté au plaisir de voler! Assez facile de résumé l’expérience: tu t’assoit dans une petite pièce avec un instructeur, tu écoutes les consignes (tournes au 180 degré par la droite, monte à 4500′ vers un cap de 220 degré, etc.) et tu fixes un écran.

Ce n’est pas extrêmement mieux faire des instruments dans un avion, tu dois quand même fixer le tableau de bord, mais au moins tu as la sensation de voler, et puis, tu peux regarder dehors au moins au décollage et à l’atterrissage. 😉 Pour dans l’avion, j’ai le droit à une superbe paire de lunette (pas vraiment mignonne) ou une casquette (pire que les lunettes), qui m’empêche de voir dehors. Étrangement, j’ai oubliée de prendre auto-portrait…

Lunettes d’entraînement IFR Blockalls (vippilot.com)

 

Nous devons faire du temps de vol aux instruments afin que si par inadvertance nous nous retrouvions dans les nuages, nous soyons en mesure de faire demi-tour tout en gardant l’avion en vol rectiligne. En gros, c’est pour cette raison. Il me sera quand même interdit de voler autre qu’à vue (VFR), durant le reste de ma formation et quand j’aurai ma licence. Une qualification IFR est nécessaire pour le vol aux instruments. J’y arriverai sûrement un jour. Chaque chose en son temps.

Pour ce qui est de l’atterrissage forcé, je manque de rapidité pour effectuer les procédures. Donc, j’ai besoin de plus de pratique! J’ai vu dernièrement une vidéo d’un réel accident d’avion qui s’est produit suite (apparemment) au givrage du carburateur, ce qui a nécessité un atterrissage forcé. Ces vidéos me font réaliser à quel point cet exercice est important à pratiquer. Pas seulement pour l’obtention de la licence mais aussi par la suite. Pratiquer ces mesures d’urgence fréquemment afin d’être le plus alerte possible si une réelle urgence se produit. La rapidité de réaction peut faire toute la différence.

Si non, je recommence à surveiller religieusement le site de Météomédia et NavCanada en espérant de belles journées qui me permettront d’aller voler. Malheureusement, l’hiver et sa neige ne semblent pas pressés de partir. Les prévisions valent… trop souvent pas grand chose. Tout de même, je prends des rendez-vous avec le positivisme dans l’âme qu’une fois la journée arrivée, il fera beau. Très prochainement, j’aurai besoin d’au moins deux belles journées complètes afin de faire ma grande navigation. Un jour je terminerai…

Entre temps, s’ajoute à toute cette histoire, un autre changement d’école. Le monde de l’aviation ne semble vraiment pas un employeur de choix…

2 réactions au sujet de « Reprise des vols… lentement »

    1. Merci Mathieu! Contente que tu continues à apprécier mes histoires avec mes débuts dans le monde de l’aviation. (Et merci de prendre le temps de commenter. Ça me donne moins l’impression d’écrire seule, à moi-même.) 😉

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