Retour sur mon premier solo en avion – octobre 2012

Retour sur mon premier solo en avion – octobre 2012

Je viens de remarquer que le 20 novembre dernier marquait le premier anniversaire de mon blogue FlyingNathalie.ca . Une première année moins productive que je l’aurais souhaité mais tout de même tout près de 12 articles de publiés (les 2 derniers à quelques jours de la date).

Je ne peux malheureusement pas encore célébrer l’obtention de ma licence mais pourquoi pas me remémorer avec vous un moment marquant: mon premier vol en solo. Ce premier vol en solo, seule à bord de l’avion, est un moment marquant pour tous les pilotes (du moins, je crois que c’est suffisamment sécuritaire comme déclaration). Lors de mes premiers vols, je commençais à peine à me sentir à l’aise à bord de l’avion. Malgré que j’étais assise dans le siège du pilote, j’étais réellement une passagère de l’instructeur. Au début quand tu penses au jour où tu t’envolera seule, seule à prendre les décisions et surtout à te rappeler toutes les manœuvres (préférablement dans le bon ordre!), tu paniques un peu et tu repousses cette idée à plus tard. Bien plus tard.

Et puis, sans que tu ne t’y attendes, ce jour arrive. Vraiment, les instructeurs semblent tenir à garder ce moment une surprise. Apparemment, je crois, ça fait en sorte que les élèves réagissent mieux (si vous lisez ceci et êtes instructeur de vol, j’adorerais lire vos commentaires, particulièrement sur ce point). Je me rappelle très bien lorsque j’ai passée au travers de la « check-list » du Cessna 152, circuler jusqu’au tarmac, discuté avec le contrôleur aérien et finalement ai appliqué à fond la manette des gaz. Une fois que j’ai senti les roues quitter le sol, je me suis dis (entre autre) que là, j’avais pas le choix de me souvenir comment atterrir l’avion!

À l’exception du fait que tu avises le contrôleur aérien que tu es une élève-pilote, tu es livré seule à toi-même avec l’avion. L’instructeur n’est pas en contact avec toi (malgré que j’ai cru comprendre que parfois ils écoutent la fréquence radio…) Je me rappelle que ce fût l’une des questions que mon père m’a posé quand je lui ai dis que je volais maintenant seule. 😉

Moi à mon retour de mon premier vol solo.

Comme vous pouvez le constater, j’ai réussie à atterrir avec succès puisque je suis encore là pour vous écrire ces lignes. L’avion s’en est également sortie sans égratignures et avec tous ces morceaux, dans le bon ordre! Blagues à part, malgré notre expérience limitée, les instructeurs savent avoir du flair quant au bon moment pour laisser aller les élèves. (Ça revient sur le sujet de l’article Choisir une école de pilotage.) Et puis, nous restons un bon moment à faire des circuits à l’aéroport où nous sommes déjà familier, avant qu’ils nous laissent aller plus loin. J’ai d’ailleurs passé tout le mois d’octobre 2012 à faire des circuits à l’aéroport de Gatineau. La fille était un peu tannée.

Tellement que lorsque l’instructeur a proposé de faire un vol et d’atterrir à Rockcliffe, à un gros 5-10 minutes de vol, je sautais de joie! J’exagère un peu mais en gros, ça paraissait vraiment excitant de pouvoir enfin voir autre chose que le dessus de la piste de 6000′ à laquelle j’étais maintenant très familière.

Tout de même, le premier vol s’est bien passé et c’est un moment clé où j’ai gagnée en confiance.  J’ai reçu un bel accueil à mon retour mais j’ai heureusement échappée au sceau d’eau (je comprends pas la tradition d’arroser la personne à son retour de premier solo, quelqu’un peu m’éclairer là-dessus?). Merci aux instructeurs Thierry et Jean-René de m’avoir préparé pour ce vol et également à Fred, Daniel et Thierry pour l’accueil à mon retour.

Je termine cet article en vous partageant un vidéo où j’effectue 2 décollages et atterrissages (ça vient toujours en paire!) à l‘aéroport de Gatineau, avec un instructeur à bord, au mois de septembre 2012, soit environ un mois avant d’être laissé en solo. C’est avec toute humilité que je publie ce vidéo qui témoigne que c’est avec de la pratique que l’on devient meilleur. J’ose qualifier ces atterrissages de plutôt affreux, mais au moins j’ai atterrit sans briser l’avion. Les deux approches sont terriblement hautes. Heureusement que la piste fait 6000′ sinon il aurait fallu remettre les gaz!

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