C’est le temps de déménager l’avion

C’est le temps de déménager l’avion

La saison 2017 de vol tire à sa fin*. Nous ne sommes qu’en novembre mais le beau temps est pas mal parti. C’est le temps de l’année où comme pilote, j’ai d’avantage le goût de rester au chaud, la météo coopère de moins en moins et que je pense à remiser mon avion pour l’hiver. Ah la neige et le froid!

Pépin avant le départ

Mardi le 14 novembre, j’avais tout organisé pour déplacer mon avion vers son hangar pour l’hiver. J’avais un ami pilote qui allait venir me chercher pour me ramener à Gatineau, et la météo était ok. Je me rends à l’aéroport, fait mon inspection pré-vol, détache mes cordes pour les apporter avec moi et bien assise, j’essaie de démarrer le moteur. 1 fois. 2 fois. 3 fois… Pas moyen. Le moteur trouve qu’il fait trop froid. Je suis d’accord avec lui qu’il ne fait pas chaud, mais franchement, je me dis que c’est pas si froid que ça. C’est quand même lui qui a le dernier mot.

Ah! les joies du froid et surtout de la condensation qui se crée à bien des endroits dans un avion. J’aurais peut-être pu insister et réussir, mais c’est l’une des nombreuses décisions dont j’ai à faire face comme pilote-propriétaire. Une décision en attends pas une autre.

Sur ce, je suis resté sur le plancher des vaches. J’ai tout remballé, y compris ré-installer les cordes et j’ai quittée l’aéroport un peu frustrée mais en un morceau (ben deux: moi et l’avion qui est resté sur place).

Être propriétaire d’un avion apporte beaucoup de plaisirs, j’ai écris quelques articles à ce sujet, mais également son lot de moments stressants et… coûteux. Quand ça brise et tourne pas ronds, c’est rarement un truc à 5$ qui fait défaut! Mais une chose est certaine, à chaque fois tu apprends quelque chose de nouveau. Faut bien voir le bon côté, non? Après tout, nos avions privés canadiens sont pour plusieurs assez âgés (le mien à maintenant 52 ans) donc ce serait se mettre la tête dans le sable que d’imaginer qu’il n’y aura jamais de réparations à faire. On se croise seulement les doigts à chaque fois qu’un bobo apparait que ça fera pas trop mal, trop longtemps.

Quant à cet épisode de vie, elle reste à suivre…

Un souhait s’est exaucé?

Nous avons eu une petite bordée de neige dimanche dernier, qui s’est vite glacée. Visite à l’aéroport lundi pour vérifier l’état de mon avion. Surprise! Mon souhaite s’est exaucé et j’avais un « taildragger » à mon stationnement! Bon ok, pas vraiment. Avec le poids de la neige et de la glace sur la gouverne de profondeur, la queue de l’avion s’est ramassée par terre. Heureusement, aucun dégât mais même en tirant sur le nez pour le remettre à sa place, la queue voulait juste redescendre. Et pas moyen d’enlever la neige/glace accumulé, c’était bien dure. Solution: j’ai mis un bac de plastique pour au moins la soulever d’environ 1-2 pieds.

Enfin remisé dans son hangar

Mardi le 21 novembre, j’ai payé pour faire déplacer mon avion dans un hangar chauffé (10 degrés) à Gatineau pour une période de 2 heures. Ce fût suffisant pour réchauffer mon Roméo et qu’il accepte de démarrer. Gros soulagement de le savoir enfin remisé dans son hangar à Maniwaki pour l’hiver. Plus d’accumulation de neige sur mon avion. Il n’est pas remisé pour la saison, je n’ai que 1h20 d’auto à faire pour retourner le voir. Un compris bien acceptable en échange de toutes les heures de déblayage que nécessiterait un stationnement à l’extérieur. D’ailleurs, plusieurs pilotes-propriétaires optent pour cette option. Le coût pour l’entreposage de mon avion augmente mais ça me permet de mieux en prendre soin et de prolonger son utilisation malgré l’hiver.

Du retard côté blogue, plusieurs nouvelles expériences

Le retard s’est accumulé avec l’écriture sur mon blogue. Par contre, j’ai accumulée plusieurs sujets. L’année 2017 a été excellente pour moi. J’ai volée tellement que je suis contente d’être arrivée à l’automne et de pouvoir passer du temps à l’intérieur. Pour ceux qui savent comment j’adore voler, ça en dit long. J’ai eu plusieurs semaines où je volais à tous les jours.

J’ai à nouveau ajoutée de nouvelles expériences dans mon sac et continué d’apprendre. En juin, j’ai terminée ma licence de pilote professionnelle, au début août je commençais une première saison comme pilote d’avion remorque pour les planeurs et en septembre je vivais ma première leçon de pilotage sur hydravion dans un Cessna 182. À suivre…

* L’écriture de cet article a débutée en novembre 2017 pour se terminée… en février 2018. De là les références dans le temps qui peuvent ne pas tout à fait concorder.

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