Le Beaver The Bull – Une expérience de vol dans un avion de brousse

Le Beaver The Bull – Une expérience de vol dans un avion de brousse

Photo par Patrick Vergobbi.

La brousse attire plusieurs pilotes et alimentent l’imaginaire de bien d’autres. Certains osent s’y aventurer tandis que d’autres y rêvent. Le Beaver du fabricant canadien de Havilland est l’un des avions de brousse populaire. Du moins, nous pouvons dire qu’il est bien reconnu aussi bien parmi les pilotes que le grand public.

BEAVER DHC-2 (extrait de La Presse+)

Plus de 1600 Beaver ont été construits entre 1947 et 1968. Conçu au Canada et produit par Havilland, cet avion de brousse requiert peu de distance pour atterrir ou décoller sur la terre, la neige ou l’eau, selon les besoins. Considéré comme la « Jeep de l’air », il a été utilisé par une soixantaine de pays dans le monde. L’armée américaine en avait acquis près de 1000.

Photo par Hélène Lavigne. Prise lors du RVA 2017 à l’aéroport de Maniwaki.

J’étais aux anges quand Patrick Vergobbi m’a appelé pour me demander si j’allais au RVA à Beloeil et qu’il m’a dis tout bonnement qu’il m’avais négocié une place à bord du Beaver grâce à la généreuse invitation d’André Durocher (le proprio)!

J’affectionne particulièrement les avions à roues de queue. Mon instructeur pour mon privé, m’a permis de voler plusieurs heures sur son Cessna 170. Une bête que l’on doit apprivoiser. Un avion bien plaisant à piloter mais qui demande du respect même pour simplement circuler au sol. Le jeu de pied sur le palonnier est essentiel. Il m’avait dit que si j’arrivais à piloter un C170, j’arriverais à piloter n’importe quelle avion à roue de queue. En septembre 2016, j’effectuais mon premier solo à bord de son avion et depuis j’ai pu voler trois autres avions à train classique (dont deux en solo), et à date il a raison.

Pour le chemin de retour, Beloeil à Gatineau, André a décollé l’avion et à peine quelques minutes plus tard m’a demandé si je voulais prendre les contrôles. Quelle question! J’ai trouvé bien généreux de sa part de partager aussi librement son « Jeep de l’air ». À 1500′ j’étais au 7e ciel!

Photo par Patrick Vergobbi.

Pilotage

J’ai été surprise par la facilité à garder altitude et cap. C’est le plus gros avion que j’ai eu l’opportunité de piloter à date, je m’attendais qu’avec sa grosseur les contrôles demanderaient plus de dextérité et de force. C’est plutôt le cas avec des avions à plus grande vitesse tels que le QuestAir Venture et le Wittman Tailwind, deux constructions amateurs assez impressionnantes, qui demandent plus de doigté.

En approche à Gatineau, je m’attendais à ce qu’André reprenne les contrôles mais il m’a plutôt guidé et m’a laissé l’atterrir. J’avais conscience que l’avion était plus gros qu’un Cessna 170, et le moteur fait également pas mal plus de bruit!, mais sinon l’atterrissage s’est déroulé tout à fait de la même manière qu’avec un Cessna 170. J’en garde des souvenirs très vifs et empreints de bonheur! Une expérience mémorable qui se place aisément au sommet de mon année 2017! Que dis-je, de mon aventure en aviation.

Pour ceux qui possèdent un bon budget pour l’achat d’un avion, sachez que ce petit bijou est à vendre. L’annonce pour la vente de The Bull peut être trouvé sur pilotes.quebec.

Et pour ceux qui veulent en savoir plus sur l’historique de l’avion, vous pouvez retrouver ici plus d’information.

Photo par Patrick Vergobbi.
Photo par Patrick Vergobbi.

Un montage vidéo simple de notre vol. Patrick le photographe et cinéaste s’est bien amusé avec ma GoPro! À un moment il est complètement à l’arrière de l’avion et l’autre entre André et moi à l’avant du cockpit. Il est plein de vie et de talents ce Patrick!

Résumé

J’ai adorée mon vol, autant assise en arrière qu’à l’avant, dans le Beaver. Un gros merci à Patrick pour m’avoir négocié un siège et un plus gros merci à André pour la généreuse invitation. Plus tard, au mois de juin, il est venu avec son Beaver au Rendez-vous aérien à Maniwaki où j’ai pu le voir faire un superbe décollage court. (Deuxième photo présentée dans cet article.) Le vrombissement du moteur radial ne peut être exprimé avec justesse par une vidéo. Il devrait être de retour au Rendez-vous aérien de Maniwaki le 10 juin 2018 si vous souhaitez l’entendre de vos propres oreilles et le voir de vos propres yeux! (Ou, vous pouvez l’acheter et en profiter comme bon vous semble.) Et dire qu’il y a des pilotes qui sont payés pour piloter ce bel avion… awwww.

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